Une croyance est une pensée à laquelle on donne un statut de réalité.

Mais cette “réalité” n’existe pas tant qu’on n’y croit pas. Elle est créée par la croyance elle-même.

Et comme tout dans ce monde est issu de la conscience, ce que vous croyez, vous le projetez. Et ce que vous projetez, vous le vivez.

 Labubu : une forme mentale devenue forme sociale

La poupée Labubu, à la base, n’est qu’une forme. Une image. Une apparence.

Mais dès qu’elle est chargée d’un sens (par la peur, par l’humour, par l’obsession ou par l’étrange), elle devient une forme mentale collective.

Ce n’est plus une poupée. C’est une égrégore.

Et cet égrégore prend vie dans l’inconscient collectif parce qu’il est nourri d’attention, d’émotion, de projection.

Pourquoi les sociétés s’en emparent ?

Parce que les sociétés ont compris que le réel ne compte pas.

Ce qui compte, c’est ce que les gens regardent, ce à quoi ils croient, ce qu’ils partagent, ce qui déclenche une émotion (même la peur ou le rejet).

Et plus la croyance est bizarre, inquiétante ou négative, plus elle crée de tension, et donc plus elle attire.

Et plus elle attire, plus elle se renforce, jusqu’à devenir “réalité” dans l’imaginaire collectif.

On ne vend pas un objet.

On vend une croyance associée à une vibration, qu’on rend virale.

 Mais pourquoi ça marche ?

Parce que l’être humain, tant qu’il ne s’est pas reconnecté à sa véritable origine, est esclave de ses croyances, esclave de sa peur du vide, et donc… esclave de ce qu’il ne comprend pas.

Et le mental, quand il ne comprend pas, fabrique une histoire pour se rassurer.

Et s’il peut être choqué, surpris, fasciné ou dérangé, alors il se sent vivant.

C’est là que les grandes sociétés interviennent : elles proposent des croyances prêtes-à-porter.

 Ce que Labubu révèle sur notre monde

Labubu n’est ni bonne ni mauvaise. C’est un symptôme.

Un reflet de l’inconscience collective qui cherche à combler le vide intérieur par l’étrange, le curieux, le viral, le spectaculaire.

Mais ce phénomène révèle une vérité immense :

Le monde n’est qu’un miroir de nos croyances collectives.

Rien n’est “réel” tant que ce n’est pas “cru”.

Et ce que l’on croit avec force, devient visiblement réel, même si c’est absurde.

 En résumé (à la Nada Rachid) :

  • Le monde est créé à travers nos croyances.
  • Une poupée n’est qu’une forme jusqu’à ce qu’on lui donne du pouvoir (par projection).
  • Les sociétés n’ont pas besoin que vous croyiez au bien, elles ont juste besoin que vous croyiez à quelque chose, n’importe quoi… du moment que vous y investissez votre attention.
  • Ce que vous appelez “réel” est le fruit d’un champ d’illusions partagées.
  • Tant que vous n’avez pas pris conscience que vous êtes la source de toute projection, vous serez manipulable.
  • Mais dès que vous en prenez conscience… plus rien ne peut vous manipuler, ni poupée, ni croyance, ni tendance virale.

Nada Rachid