Mes chers lecteurs,
Dans ce monde où tout s’accélère, où chacun court derrière les heures et les accomplissements, on voit émerger une expression de plus en plus partagée : l’énergie féminine divine. Mais au-delà des hashtags et des vidéos qui défilent, il y a là une vérité bien plus profonde, une réalité spirituelle qu’il est urgent de reconnaître.
La féminité dont je parle n’est pas une question de corps ni de rôle social. C’est une dimension de l’Être, présente en chacun de nous, hommes comme femmes. Elle est cette voix silencieuse qui nous rappelle l’intuition, la douceur, l’écoute, et surtout la confiance dans le flux de la vie, plutôt que le besoin de tout contrôler.
Si cette idée touche tant de cœurs aujourd’hui, c’est parce que l’humanité est en manque d’équilibre. Dans un monde écrasé par la productivité et la pression constante, nous cherchons tous un espace où l’on peut simplement être, au lieu d’être constamment dans le faire. Voilà pourquoi surgissent dans notre quotidien ces petits rituels :
- un instant de méditation,
- quelques lignes écrites dans un journal,
- une bougie qu’on allume comme symbole de notre lumière intérieure.
Autant de petites portes qui nous ramènent à cette énergie que nous avons laissée s’éteindre.
Mais attention : le véritable danger serait de réduire cette énergie à une caricature ou à un stéréotype du type : « sois plus féminine », « adopte un rôle traditionnel ». Non. L’énergie féminine n’est pas une prison, encore moins une mode passagère. Elle est un espace de liberté intérieure, un champ où notre masculin et notre féminin cessent de s’opposer et commencent enfin à s’harmoniser.
Revenir à cette énergie, ce n’est pas retourner en arrière : c’est revenir à l’intérieur. C’est une invitation à accueillir la douleur pour en faire de la beauté, à laisser l’âme respirer à travers le langage du cœur.
Alors posons-nous, chacun, ces questions simples mais essentielles :
- Où est-ce que je laisse aujourd’hui cette énergie vivre en moi ?
- Et est-ce que j’accorde à ma douceur, à mon intuition, autant de place qu’à ma force et à ma raison ?
Car c’est dans cet équilibre retrouvé que s’ouvre la véritable liberté